NOUAKCHOTT
, Mauritanie

 

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Nouakchott - La ville

Entre l'océan et le désert, Nouakchott présente la particularité d'être née de la volonté de créer une capitale à égale distance de la vie nomade et de la vie sédentaire. La ville a suivi sa propre évolution sous l'effet de la désertification, de l'exode rural et du progrès économique. Elle reste très marquée par son environnement saharien, malgré la proximité de la mer.
Marché capitale:
Tissus au marché Capitale. Les vendeurs y sont en général regroupés par corporation avec séparation des boutiques tenues par les hommes (en bas) de celles tenues par les femmes (à l'étage). Dans la partie centrale est installé le commerce maure traditionnel d'objets utilitaires, la quincaillerie, la broderie, la bijouterie, la friperie, ainsi que la boucherie et les produits de maraîchage.
Mauritaniens dans une rue de Nouackchott. Ville récente, Nouakchott est habitée par une population relativement jeune. Les personnes âgées retournent vivre plus volontiers dans leur campement, dans leur palmeraie et dans les villes de l'intérieur.

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Nouakchott by night


Par Marianne Meunier, mercredi 25 juillet 2007
Marianne Meunier est journaliste à Jeune Afrique depuis novembre 2005. Elle suit plus particulièrement l’actualité de la Mauritanie et du Nigeria.


Les étrangers disent que le soir à Nouakchott il n’y a rien à faire. D’une certaine manière, c’est vrai. Les « trottoirs », en sable pour la plupart, se vident et il est quasiment impossible de trouver un taxi.
Mais pour aller où de toute façon ? Dans la dizaine de restaurants de la ville ? Là, vous êtes sûr de rencontrer dans la même soirée au moins un homme politique, un homme d’affaires et un intellectuel, ce qui, en Mauritanie, se retrouve d’ailleurs souvent en une seule personne.
Pour le journaliste qui veut remplir son carnet d’adresses, c’est bien. Mais pour la « source » avec qui vous dînez et qui tient à rester discrète, c’est ennuyeux. Car à Nouakchott les rumeurs vont très vite.
Je me souviens d’une fois où je dînais avec l’une de ces gorges profondes, comme on dit, qui a préféré se couvrir la tête d’un voile pour ne pas être reconnue ! Bien sûr, son accoutrement attirait l’attention.
Quand on ne va pas au restaurant, on va « à la maison ». Les Mauritaniens adorent recevoir. Les plus aisés ont tous d’immenses salons remplis de canapés comme dans une salle d’attente. Au milieu, il y a toujours des plateaux avec de l’eau et « des jus ».
Les plats, dont IL FAUT se resservir, défilent : poisson froid, mouton tiède, couscous, salade, fruits. Et, plus souvent qu’on ne le pense dans cette République islamique, vodka, bière, champagne (en magnum, s’il vous plaît !) et quelques joints qui délient les langues.
Les étrangers qui s’ennuient à Nouakchott font-ils autre chose dans leur pays ?

http://redaction.blog.jeuneafrique.com/index.php/Mauritanie

 

Nouakchott - Son environnement


Etude intégrée de l'environnent à Nouakchott

La ville de Nouakchott, créée 1957 à l’emplacement d’un poste militaire, compte actuellement près d’un million d’habitants. Elle s’étend du nord au sud sur près de 20 km dans un espace dont la topographie, l’altitude et la nature des dépôts expliquent les risques auxquels sont confrontées l’agglomération et ses bordures :
° érosion éolienne : déflation et ensablement ;
° inondations par la brusque remontée de la nappe d’eau subaffleurante à l’occasion de pluies parfois abondantes :
° rupture, toujours possible du cordon littoral et intrusion marine dans les parties les plus basses de la ville.
Ces risques potentiels directs ou indirects sont exacerbés
° par l’extraction de sable ou de coquillages destinés à la construction prélevés dans le cordon et dans la plaine
° par la dégradation de la végétation dans l’environnement immédiat de la ville
° par la pollution de la nappe superficielle dans une ville qui n’a pas le tout à l’égout et dont les ordures sont en contact direct avec celle-ci.
° Il faut ajouter à cela des aménagements portuaires menacés.

Objectifs
° Prise en compte du fonctionnement de l’environnement naturel pour l’aménagement à court et moyen terme de cette région.
° Organisation au sein d’un SIG de l’ensemble des données connues sur les composantes de l’environnement, sur leur fonctionnement, sur l’impact de l’utilisation du milieu par les hommes

Méthodes et outils
° Informations spatiales obtenues à partir de techniques d’investigation satellitaire optique et radar en vue d’une cartographie fine du cordon littoral mettant en évidence les points de fragilité. Modèle numérique de terrain pour simuler les chemins de l’eau lors des situations de rupture du cordon Cartographie de la zone inondable correspondant au secteur non aedificandi de la ville Cartographie dynamique de la progression du corps sableux au nord de la digue du port de l’Amitié, et de l’érosion au niveau de l’épi. Modélisation et suivi par télédétection et au sol.
° Construction du schéma conceptuel de la base de données relationnelle

Perspectives
Mise en place d’un observatoire géré par l’Université de Nouakchott visant à fournir un outil de gestion de l’environnement et d’aide à la décision.
A partir de la maquette de faisabilité issue de la modélisation et de la création de la base de données urbaine sur une zone test, avec restitution cartographique au 1/5 000 présentée en 2000 aux partenaires, extension du programme par l’enrichissement de la base de données sur l’ensemble de la ville et de la zone péri-urbaine, en liaison avec la Mairie de Nouakchott :
° pour la gestion des réseaux de distribution et de circulation,
° pour la protection de l’environnement urbain depuis le littoral jusqu’aux dunes de l’Amoukrouz,
° pour un suivi de la croissance urbaine et une mise à jour permanente du plan d’occupation,
° pour la gestion des risques de pollutions de la nappe subaffleurante…
Partenariat
° Université de Nouakchott
° Université Paris 1
° Université Marne-la-Vallée
° Ministère des Affaires Étrangères (4 DEA, 1 DESS, 1 diplôme d’ingénieur
° 1 mémoire GEC ENSG/IGN
° 1 mémoire EPHE
° 4 thèses en cours

http://www.prodig.cnrs.fr/spip.php?article106

 

Mauritanie-voyage.com - Peuples et ethmies de Mauritanie

La Mauritanie constitue la lisière, entre l’Afrique blanche et l’Afrique noire. Elle voit vivre à l’intérieur de ses frontières, des ethnies d’origine arabo-berbères et des ethnies noires d’origine négro-africaines. Les derniers migrants noirs d’ethnies Soudaniennes, venant du Sahara à la fin du néolithique, s’établirent sur le Sénégal où l’agriculture et l’élevage étaient possibles; tandis que les arabo-berbères, nomades chameliers occupaient le reste d’un territoire devenu désertique.
Une certaine séparation des ethnies n’exclut pas l’unité nationale inspirée par l’islam. Les Soudanais de Mauritanie furent les premiers noirs à être convertis dès la fin du VIIIè ou le début du IXè siècle. Ils portèrent ensuite la religion nouvelle au sud du Sénégal. Sédentaires et riverains du fleuve, ils furent davantage marqués par la colonisation, et sont donc plus proches de la culture afro-européenne, la négritude; que les Maures, attirés, eux, par le monde arabe.
Le compromis de ces cultures constitue l’âme de la nation Mauritanienne. On peut diviser le pays en fonction de ces ethnies. ‘ Bled al bidan ‘ signifie pays des blancs, et ‘ bled es soudan ‘, pays des noirs. Ces termes utilisés fréquemment ne sont pas péjoratifs. Cette division est plus économique que raciale. En effet, de nombreux noirs affirment leur appartenance au monde nomade. L’appellation ‘ bidan ‘ ou ‘ maure ‘ désigne plutôt les Mauritaniens nomades, culturellement arabisés; quelle que soit leur origine ethnique. L’importance numérique est difficile à déterminer. Longtemps en faveur des Maures, la tendance s’est inversée en faveur des ethnies noires, plus prolifiques. On peut distinguer:

Les Maures, qui occupent donc le bled el bidan, soit géographiquement les 9/10è du pays, et constituent encore, la majorité de la population de cette aire. Ils ont en commun leur origine nomade et leur langue, le ‘ hassaniyya ‘.
On distingue les tribus maraboutiques des tribus guerrières. Les marabouts sont les descendants des Zwaya berbères, caste religieuse des premiers occupants blancs du sud-ouest saharien. Héritiers de la tradition almoravide *, leur noblesse s’appuie sur leur connaissance approfondie de l’islam sunnite, de rite malékite. De formation intellectuelle, ils ont donné son caractère à la vie politique actuelle de la Mauritanie, suivant l’exemple de Cheick Sidya, l’illustre marabout du début de ce siècle. Les guerriers ou ‘ Hassani ‘ descendent presque tous des Hassan, tribus guerrières venant d’Arabie, à travers l’Egypte ou le Maroc, qui ont envahi la région entre le XIIIè et le XVIIè siècle. Ils apportèrent la culture arabe qui se superposa à un islam dont les berbères Sanhaja étaient plus imprégnés qu’eux. C’est pourquoi leur noblesse reposa uniquement sur les armes. Leurs émirats , Trarza, Adrar, Brakna, Tagant * (voir index histoire) furent pendant quelques siècles, le cadre de l’équilibre fragile entre tribus guerrières et maraboutiques.

Les Soudaniens sont les ethnies méridionales noires, sédentaires et qui s’adonnent principalement à l’agriculture. Elles furent politiquement unies pendant un temps à l’intérieur des empires sahéliens (Ghana, Mali, Tékrour...). Après la disparition de ceux-ci, installées au nord du Sénégal, elles furent influencées par les Maures, sans pour autant abandonner leurs traditions et leurs langues. On distingue:
Les Wolofs, relativement peu nombreux; ils occupent la vallée inférieure du Sénégal, en aval de Rosso (départements de N’diago et Keur Macène), où ils se mêlent aux tribus Maures du Trarza.
Les Soninkés ou Sarakollés sont localisés dans le Guidimakla et la vallée du Karakoro. Leurs ancêtres, les Gangara, cultivaient encore le plateau de l’Assaba au XVIIè siècle. Ils furent les derniers noirs à fuir le sud du Sahara, de plus en plus désertique, devant le nomadisme berbère.
L’ethnie la plus importante est celle des ’ Toucouleurs ’, entre Rosso et Maghama. On les trouve encore dans les régions d’Aleg, de Monguel et de Mbout. Ils se mélangent aux Sarakollés, à l’ouest de Selibaby. Des éléments isolés se sont établis autour d’Ould Yenge et Kobenni. Leur société est assez semblable à celle des Maures, partagée entre marabouts et guerriers. Ils tiennent actuellement une place non négligeable dans la vie agricole, sociale et politique du pays.
Les Peuls, enfin, se sont dispersés entre le Gorgol et le Hodh. la plupart sont éleveurs de bovins, mais un nombre croissant cultive le mil autour de petits villages.

Les différences entre maures et soudaniens ont tendance à s’estomper. La complémentarité s’impose dans les domaines économique et culturel, entre un monde sec et un monde plus riche en eau; entre le bled al bidan et le bled es soudan.
Il faut cependant considérer le cas particulier de Nouakchott, la capitale, qui a vu sa population s’accroître de façon exponentielle depuis l’avènement de la sécheresse dans les années 70, en représentant près de 30 % de la population nationale. Nouakchott présente la particularité de compter toutes ces ethnies en nombre important, mais où, cependant, parmi les Soudaniens, les Soninkés dominent largement en pourcentage.

 

Mauritanie-voyage.com - Langages et parlers de Mauritanie

L’ethnie Maure, d’origine arabo-berbère, est arabophone dans son immense majorité, par la pratique simultanée ou séparée du parler hassaniya et de l’arabe littéraire.
Les ethnies négro-africaines, elles, pratiquent d’abord une langue vernaculaire parlée (pulaar, wolof, azer) et le français. Une minorité d’entre eux, installée depuis longtemps, et au contact des Maures, parle également le hassaniya. L’utilisation de ces langues est, depuis la période post coloniale, intimement liée et déterminée par les fluctuations de la politique d’état.
L’arabe littéraire, est la langue du Coran, c’est la langue de la science religieuse.
Le hassaniya ’klam hassani’, parler des Hassani est le dialecte parlé par les arabophones du pays Maure. C’est un dialecte de nomades, par opposition aux parlers de sédentaires négro-africains. Il est d’origine arabe à plus de 90% de ses racines, et avec cependant quelques umprunts (français en particulier). Les poésies en Hassaniya sont plus originales (mais orales) et plus populaires que celles en arabe littéraire.
L’ancien langage berbère, le Z’naga a quasiment disparu. Par contre, il a laissé de nombreuses traces dans la toponymie. En effet, les berbères, défaits militairement par les Hassan ont adopté aussitôt la langue des vainqueurs déjà pratiquée depuis leur islamisation par les Almoravides.
Au XIIè siècle, l’actuel territoire Mauritanien paraît échapper à tout contrôle politique unifié. Les Bani Hassan achèvent d’y installer (instaurer) une hégémonie capricieuse après trois siècles de lentes infiltrations ponctuées de luttes intestines et d’épiques razzia. Leur langue, le hassaniya a déjà supplanté l’idiome berbérophone.
Dans la Guibla (sud ouest mauritanien actuel), Al Imam Nasir aal dîn est décidé à instaurer un pouvoir inspiré des règles de l’islam. Ce parti maraboutique ’Zawaya’ se heurte à une coalition guerrière ’Hassan’ qui finit par l’emporter à l’issue d’une série d’affrontements connus sous le nom de ’Charr Babba’. La défaite du parti maraboutique est l’évènement le plus important de l’espace Mauritanien au XVIIè siècle; car c’est le point de départ de la constitution des émirats des Brakna et des Trarza, suivis de deux autres entités proto-étatiques semblables, quelques décennies plus tard: les émirats de l’Adrar et du Tagant (voir index Histoire/émirats).
Au cours de ces péripéties successives, chaque parti s’efforce d’imposer la langue qu’il pratique: l’arabe littéraire pour le zwawa et le hassaniya pour les guerriers Hassan. La défaite du parti maraboutique consacrera définitivement la prédominance du hassaniya, mais l’arabe restera la langue de la religion et de l’écrit.
Actuellement, le hassaniya et l’arabe sont en relation de diglossie, type de standardisation particulier où deux variétés de la langue sont parlées au sein d’une communauté linguistique, et qui se caractérise par le fait que chacune a une fonction sociale définie. Le hassaniya représente la variété populaire; l’arabe, la variété classique (sermons, lettres officielles, discours politique, conférences, nouvelles, éditoriaux, poésie écrite...)
Mais cette binomie n’est pas le seul élément linguistique du pays. Les ethnies négro-africaines, localisées dans le sud et dans la capitale, parlent entre elles des langues différentes. Il s’agit:
- du pulaar ou fufuldé, qui appartient au groupe Sénégalo-Guinéen. Il est surtout utilisé par les Peulhs.
- de l’azer, issu du Soninké, qui est un dialecte plus ou moins contaminé par le berbère et parlé par les Sarakolés.
- du wolof, qui est le langage d’une minorité d’un ensemble culturel plus vaste.
Ces langues sont essentiellement parlées. Les ethnies noires ont, de ce fait, accédé plus facilement à la culture française. Le nombre de francophones est proportionnellement plus important chez eux que chez les Maures. De ce fait, ils ont occupé une place non négligeable dans l’administration, dont le français a été, à l’origine au moins, la langue de travail.
La politique des langues, depuis l’indépendance, est complexe et changeante, et liée à la politique tout court. L’état post-colonial a cherché d’emblée du côté de l’islam, seul élément traditionnel clairement repérable d’unification de la population Mauritanienne, un ciment à la toute nouvelle république. Dans cette Mauritanie, héritière d’un dispositif politico-administratif où les sédentaires noirs du sud, bien mieux scolarisés que les Maures, jouaient un rôle important, les autorités n’avaient peut-être pas d’autres choix que d’assumer la double appartenance arabe et africaine de la toute jeune république; trait d’union entre le Maghreb et l’Afrique sub-saharienne.
Après la guerre d’octobre 1967, entre Israël et pays arabes, on assiste à un net accroissement d’influence des courants de pensée de nationalisme pan-arabe. La guerre du Sahara, à son tour, projette le pays dans le Maghreb et le pousse vers un recentrage septentrional. Puis ce sont les émeutes raciales de 1989, la guerre du Golfe, qui suscitent une intense fièvre pro-Irakienne dans la composante arabophone de la population. C’est l’arabité proclamée du pays.
Les Almoravides (quoique d’origine berbère) et dont l’histoire ne dépasse pas 50 ans sont invoqués comme de lointains ancêtres propagateurs de la culture et de la langue arabe et islamique. On se recherche frénétiquement de lointaines origines arabes (de préférence dans la lignée du prophète) dans le contexte d’une revivification des structures tribales.
De par leurs rôles respectifs dans l’enseignement de la vie publique, les rapports de force entre l’arabe, le pulaar, le soninké et le wolof d’une part, et entre l’arabe et le français d’autre part, constituent le principal intérêt de la situation linguistique de la Mauritanie polyculturelle.
Depuis 1991, les langues nationales sont l’arabe, le pulaar, le soninké et le wolof; la langue officielle est l’arabe. Cependant, ces trois premières sont des langues non écrites. De ce fait, elles exigent, pour être réellement enseignées, que les livres scolaires correspondant soient traduits et imprimés en arabe; ce qui n’a jamais existé, tant cela est complexe.
Le bilinguisme scolaire, pratiqué de fait: arabe, français; a stratifié l’école Mauritanienne en deux systèmes. On peut se demander si ce bilinguisme, non recherché, mais de fait (autorisation, pour les négro-africains, d’utiliser le français à défaut des livres imprimés dans leur langue à l’aide de l’alphabet arabe) n’a pas entraîné le séparatisme en créant deux systèmes parallèles sur des fonds raciaux et ethniques. De plus, le système fonctionne mal. L’arabe, comme le français sont mal enseignés. Au moins à ce niveau, ils sont sur un pied d’égalité. Qu’en sera-t-il réellement de la nouvelle réforme?

 

Ceinture verte de Nouakchott : vers l'extension du projet


Six ans de réussite d'un projet exemplaire à développer à plus grande échelle

Le projet de réhabilitation et d'extension des plantations autour de la capitale mauritanienne est soutenu depuis 1999 par la Région wallonne, en partenariat avec le Ministère mauritanien du Développement rural et de l'Environnement.

L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a été désignée comme agence d’exécution du projet, en collaboration avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM).

Les objectifs de développement de ce projet sont de garantir la pérennité, l’extension et la gestion durable des périmètres forestiers déjà mis en place avec la participation des organisations socioprofessionnelles telles que les groupements coopératifs, les associations et ONG nationales en coordination étroite avec les autorités administratives, municipales et techniques.

La méthodologie utilisée se base sur la continuité et le renouvellement de la couverture arborée existante avec l’implication des populations. Il était aussi indispensable de concevoir un programme à moyen et long termes de foresterie urbaine et périurbaine.

Appel à de nouveaux partenaires

Cette vitrine d’une collaboration efficace entre la Région wallonne de Belgique, la FAO et le Pam doit maintenant être développée à plus grande échelle au niveau national. Des partenaires sont activement recherchés pour mener à bien ce nouveau défi.


De 2000 à 2007, les objectifs du projet ont permis de produire en pépinière 390.000 plants, de stabiliser mécaniquement 800 hectares avec la mise en place de 250 kilomètres de palissades, d’installer 240.000 plants sur les sites du projet en mettant l’accent sur les espèces locales ligneuses et herbacées et de fournir aux populations 150.000 plants pour soutenir les campagnes nationales annuelles de reboisement. Un vrai travail d’équipe qui, malgré des conditions écologiques et climatiques difficiles avec une moyenne annuelle avoisinant 50 millimètres de précipitation, a permis de mettre au point des techniques simples de stabilisation mécanique et de fixation biologique des dunes facilement adaptables par les populations.

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